Le contexte : pourquoi NIS2 change tout

La première directive NIS (2016) ne concernait qu'environ 500 opérateurs d'infrastructures critiques en France : énergie, transport, hôpitaux. Depuis, les cyberattaques ont explosé — 48 % des victimes de rançongiciels en 2025 étaient des PME, TPE et ETI. L'Europe a décidé de muscler le dispositif.

Résultat : NIS2, adoptée en décembre 2022, passe de 500 à plus de 15 000 entités concernées en France, dont des entreprises de taille moyenne, des sous-traitants et des prestataires de services numériques. Le périmètre couvre désormais 18 secteurs (énergie, transport, santé, alimentation, services numériques, fabrication, services postaux, gestion des déchets…).

15 000+
entités concernées en France (vs 500 sous NIS1)
18
secteurs d'activité couverts
10 M€
de sanctions possibles (ou 2 % du CA mondial)

Êtes-vous concerné ? (même si vous pensez que non)

Pour être directement soumis à NIS2, il faut réunir deux critères :

  1. Appartenir à l'un des 18 secteurs listés par la directive
  2. Dépasser un seuil de taille : 50 salariés, 10 M€ de chiffre d'affaires ou 43 M€ de bilan

Mais voici le point le plus sous-estimé : même si votre PME est en dessous des seuils, vous pouvez être concerné par ricochet. La directive impose aux entités régulées de sécuriser leur chaîne d'approvisionnement. Concrètement, vos clients grands comptes ou ETI vont vous demander des garanties sur votre niveau de cybersécurité — questionnaires de conformité, audits, clauses contractuelles renforcées.

Ne pas s'y préparer, c'est se fermer des portes commerciales. C'est exactement la même logique que celle des cyber-assureurs qui durcissent leurs conditions : pas de preuve de maturité cyber, pas de couverture.

Les 18 secteurs concernés par NIS2

La directive couvre 18 secteurs répartis en deux catégories :

11 secteurs « hautement critiques » (Annexe I)

  1. Énergie (électricité, pétrole, gaz, hydrogène)
  2. Transports (aérien, ferroviaire, maritime, routier)
  3. Banque
  4. Infrastructures des marchés financiers
  5. Santé
  6. Eau potable
  7. Eaux usées
  8. Infrastructure numérique (DNS, cloud, data centers, CDN, télécom)
  9. Services TIC interentreprises (MSP/MSSPManaged Service Provider / Managed Security Service Provider — Prestataires de services informatiques et de sécurité managés — comme TIPTOP.) — c'est nous
  10. Administration publique
  11. Espace

7 secteurs « critiques » (Annexe II)

  1. Services postaux et d'expédition
  2. Gestion des déchets
  3. Fabrication, production et distribution de produits chimiques
  4. Production, transformation et distribution de denrées alimentaires
  5. Fabrication (dispositifs médicaux, informatique, électronique, optique, machines, véhicules…)
  6. Fournisseurs numériques (places de marché, moteurs de recherche, réseaux sociaux)
  7. Recherche

À noter : vos clients dans la restauration, la santé (dentaire, ophtalmo) ou l'immobilier peuvent être touchés directement ou indirectement — par la chaîne d'approvisionnement de leurs donneurs d'ordres.

Les 5 obligations que vous devez connaître

L'article 21 de la directive liste 10 mesures de cybersécurité obligatoires. Voici les 5 qui impactent le plus directement une PME multisite :

  1. Politique de sécurité documentée — votre approche des risques IT doit être écrite, connue et mise à jour. Plus de « on fait au feeling ».
  2. Gestion des incidents — détection, réponse et notification. Délais stricts : alerte 24h à l'ANSSIAgence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information — L'autorité française de référence en cybersécurité., notification complète sous 72h, rapport final sous 1 mois.
  3. Plan de continuité d'activité (PCA/PRAPlan de Continuité d'Activité / Plan de Reprise d'Activité — Les dispositifs qui garantissent la poursuite ou la reprise de votre activité après un incident.) — en cas de cyberattaque, comment reprenez-vous l'activité ? Ce plan doit exister et être testé.
  4. Sécurité de la chaîne d'approvisionnement — évaluer le niveau de sécurité de vos fournisseurs et prestataires IT critiques.
  5. Formation des dirigeants — NIS2 impose que les membres des organes de direction soient formés aux enjeux cyber. Ce n'est plus un sujet réservé au DSI.

Les sanctions : ce qui a changé

NIS2 muscle considérablement les sanctions par rapport à NIS1 :

Ce n'est plus « on verra quand ça arrivera ». C'est « on nous demandera de prouver qu'on avait prévu ».

Le calendrier en France : où en est-on ?

L'ANSSI appelle l'ensemble des entités à ne pas attendre la promulgation pour commencer. Le ReCyF, bien que non obligatoire à ce stade, constitue une base concrète pour structurer sa démarche. Les entités qui choisissent de l'appliquer pourront s'en prévaloir en cas de contrôle.

Le coût réel pour une PME

Soyons concrets. Pour une PME de 50 postes partant de zéro, la mise en conformité coûte entre 15 000 et 40 000 € la première année (audit, mise en œuvre, formation), puis 5 000 à 15 000 € par an pour le maintien.

C'est un investissement significatif — mais inférieur au coût moyen d'un incident de cybersécurité (466 000 €), et incomparablement inférieur aux sanctions NIS2. Sans parler du fait qu'une PME sur deux ferme dans les 18 mois suivant une cyberattaque majeure non assurée.

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La bonne nouvelle ? Vous n'avez pas besoin de devenir expert en cybersécurité. Vous avez besoin d'un architecte qui le soit à votre place. C'est exactement ce que fait TIPTOP depuis 20 ans.

Comment TIPTOP vous met en conformité NIS2 :

En résumé : selon votre offre TOTALPro, tout ou partie des obligations NIS2 sont déjà couvertes par votre abonnement. La conformité dépend de votre plan — contactez-nous pour savoir ce qui est inclus dans le vôtre.

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NIS2 arrive. Les cybermenaces n'attendent pas. Mais avec le bon partenaire, votre mise en conformité est dans la poche — et votre CyberSérénité aussi.

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Version 1.0 · juin 2026

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Sources et références

  1. Directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 (NIS2) — Journal officiel de l'UE
  2. ANSSI — Référentiel Cyber France (ReCyF), publié le 17 mars 2026 — messervices.cyber.gouv.fr
  3. ANSSI — Plateforme MonEspaceNIS2 (pré-enregistrement) — club.ssi.gouv.fr
  4. CERT-FRCentre gouvernemental de veille, d'alerte et de réponse aux attaques informatiques — Équipe nationale de réponse aux cybermenaces, rattachée à l'ANSSI. / ANSSI — Panorama de la cybermenace 2025 (48 % des victimes de rançongiciels = PME/TPE/ETI)
  5. Numeum — « Directive NIS2 : comprendre le nouveau cadre européen » — numeum.fr
  6. Coût moyen d'un incident cyber pour une PME française : 466 000 € — source sectorielle, 2025
  7. CESIN — Panorama 2025 : durée moyenne d'interruption = 21 jours
  8. Projet de loi Résilience — adopté au Sénat le 12 mars 2025, examen Assemblée nationale sept. 2025, vote hémicycle prévu été 2026

Publié sur : tiptop.eu.com
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